intérêts composés et placements long terme
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Synthèse
Intérêts composés et placements long terme
Ma stratégie perso : le DCA
J'investis depuis environ deux ans en DCA, le Dollar Cost Averaging. Concrètement, je place une somme chaque mois, peu importe le prix du marché. En parallèle, je garde toujours une réserve de liquidités, une "bonne réserve pour les moments de crash", que je compte utiliser pour investir massivement quand l'opportunité se présente. Je connais des gens qui font ça d'ailleurs.
- J'investis une somme régulière chaque mois, sans me soucier des conditions de marché.
- Je garde en permanence une réserve de côté pour les moments de crash.
- Cette réserve, je m'en sers pour investir massivement quand ça devient intéressant.
DCA contre pari sur les crashs
Je compare souvent ma méthode à celle des gens qui attendent uniquement les gros crashs, comme le Covid ou 2008, pour investir. Je trouve ça risqué, même si le potentiel est là : attendre plusieurs années un crash qui peut très bien arriver après une forte hausse, ça rend le timing hyper incertain.
"Si tu avais fait juste du DCA, tu serais bien plus gagnant."
Je prends l'exemple du Bitcoin, que j'ai acheté vers 2016 autour de 3000 euros. Et je le dis souvent : un prix qu'on juge "ultra bas" aujourd'hui, il faut toujours le remettre en perspective par rapport à l'historique sur 5 ou 10 ans.
La puissance des intérêts composés sur le temps long
J'ai plusieurs exemples dans ma famille qui montrent bien l'effet des intérêts composés sur plusieurs décennies :
- Un placement fait il y a 40 ans par la sœur de ma grand-mère, à l'origine entre 20 000 et 30 000 francs, qui vaudrait aujourd'hui entre 700 000 et 800 000 euros, sur un support bloqué à un taux stable, autour de 6 à 8% par an.
- Un autre placement sur le S&P 500 : un capital de départ d'environ 15 000 euros, avec des versements mensuels de 25 euros, qui a atteint près de 100 000 euros après plus de 20 ans.
- Un placement de 50 000 euros datant des années 2010, avec un rendement plus faible, entre 3 et 4% par an.
Ce genre de vieux placements bloqués à 6%, c'est clairement difficile à reproduire aujourd'hui. Mais ça montre bien l'intérêt de transmettre ce type de capital à ses enfants sur le long terme.
Mon rapport à l'argent : dépenser et profiter
Je réfléchis beaucoup à l'équilibre entre épargner et profiter de la vie. J'utilise souvent l'image du lit de mort comme test de décision.
"Tu es sur ton lit de mort, tu repenses à toutes les fois où tu as négocié pour 5 balles... Est-ce que vraiment tu vas être en mode : j'ai fait le bon choix, cool ?"
Je critique les comportements excessivement économes qui gâchent des expériences pour des sommes dérisoires. Genre économiser quelques euros ici et là, ça représente peut-être 200 ou 300 euros sur l'année, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup de se priver pour ça ?
- Je refuse de me priver juste pour de petites économies ponctuelles.
- Mais je ne tombe pas non plus dans l'excès inverse, style "open bar, open bar" et après on pleure sur son compte en banque. Il faut gérer.
- Je préfère largement chercher à augmenter mes revenus plutôt que de me restreindre à l'extrême sur les dépenses : fais plus de thunes, c'est aussi simple que ça.
Le cas des rentiers : dépenser proportionnellement à ses revenus
J'applique ce raisonnement aux gens qui ont un gros patrimoine et qui touchent des rentes mensuelles élevées, genre 15 à 20K par mois. Pour moi, si quelqu'un reste avare dans ce contexte-là, c'est soit un problème psychologique, soit un vrai manque de recul.
"Dépenser 600 balles, ça n'a aucun sens."
Ma recommandation : consacrer une part raisonnable de ses rentes à ses plaisirs personnels, genre 5 à 7K sur 20K, et réinvestir le reste. Surtout quand on a 45-50 ans et qu'on a de moins en moins de temps devant soi pour profiter pleinement de la vie.
Ma philosophie générale sur la richesse
- Accumuler du capital, ça n'a de sens que si à un moment donné on le dépense et on en profite vraiment.
- Je rejette l'idée de thésauriser indéfiniment sans jamais consommer une partie de ses gains.
- J'insiste sur l'importance de raisonner sur le temps long, aussi bien pour les placements, avec l'effet des intérêts composés, que pour l'usage de l'argent qu'on a accumulé. Pas besoin d'attendre le lit de mort pour en profiter.