Vincent Charles GPT

retraite précoce et ennui

7 vocaux · synthèse

Synthèse

Retraite précoce et ennui

Mon expérience personnelle de la retraite anticipée

J'ai tenté, très jeune, entre 16 et 19 ans, de « prendre ma retraite » de manière précoce. À l'époque j'étais entouré d'une sphère qui valorisait carrément ce mode de vie. Et j'ai réussi, en vrai : entre 18-19 ans et 21-22 ans, j'ai quasiment plus travaillé. J'avais accumulé assez d'argent pour, jusqu'à la fin de la vie quoi, presque.

  • J'ai un pote qui a eu les moyens de prendre sa retraite dès 18 ans grâce à l'e-commerce. Sauf qu'il a continué à travailler à fond, parce que sinon ils s'emmerdent.
  • Et ça je le vois pas que chez lui : énormément de riches en général s'emmerdent beaucoup. C'est assez fou quand t'y penses.

Le constat central : la richesse et l'oisiveté mènent à l'ennui

L'argent et le temps libre illimité, ça suffit pas à combler une vie. Beaucoup de personnes fortunées s'ennuient profondément malgré tous leurs moyens.

La plupart des gens qui ont vraiment des grosses fortunes s'emmerdent de ouf.

Et je pense que ça vient du fait qu'on se lasse de tout. Genre moi je me suis lassé des hôtels 5 étoiles, des soirées répétées dans les mêmes lieux, et même de l'accumulation de meufs : tu peux enchaîner des meufs pendant un moment... tu te lasses de tout en vrai, tu te lasses de tout.

Ce qui manque, selon moi, à une retraite trop précoce

Quand j'imagine ce qu'aurait été ma vie si j'étais resté en mode retraite depuis mes 18-19 ans jusqu'à 25 ou 30 ans, ouais y'a un profit certain en plaisir immédiat, mais y'a un manque structurel énorme.

  • Le problème central c'est l'absence d'objectif : ah, fais chier de pas avoir un objectif vers quoi aller.
  • Le fait de plus jamais rien accomplir après une brève période active, c'est chiant : on aura bossé de 16 à 18-19 ans, et après on n'aura plus jamais bossé, plus jamais rien accompli — c'est un peu relou.
  • Je vois des gens autour de moi qui vivent uniquement pour des expériences ponctuelles, soirées, rencontres, et leur objectif de vie il est un peu limité au final. C'est un peu mince quoi, c'est un peu mince.

Ma solution personnelle : combiner plaisir et activité

J'ai trouvé mon équilibre en retravaillant depuis un an, un an et demi, mais uniquement sur des trucs que j'aime vraiment, la mode, mes marques de vêtements, avec un volume de travail réduit.

  • Je bosse 2-3 heures par jour en général maximum, ça me laisse beaucoup de temps libre.
  • Ma vie tourne autour de plusieurs piliers récurrents : le lookmaxxing, l'anti-aging, la muscu, et les expériences, rencontres, voyages, sorties.
  • Après je me pose quand même la question de perdre du temps dans une activité rémunératrice, même si elle me plaît, face à la brièveté de la vie. C'est très chaud, très très chaud je t'avoue.

Le temps long et l'incapacité à prévoir l'avenir

J'ai retrouvé une vidéo tournée il y a 4 ans où je projetais mon avenir à 5 ans, et j'ai halluciné de voir à quel point cette projection était éloignée de la réalité.

On surestime souvent ce qu'on peut faire en six mois, un an, mais en cinq ans, dix ans, on sous-estime vraiment le temps et le nombre de choses qu'on peut faire.

Je recommande cette pratique à tout le monde, filmez-vous, notez vos projections. Mais faut accepter les limites de la prévision à long terme : mieux vaut faire des bilans réguliers, tous les 3, 6 et 12 mois, pour ajuster sa direction, plutôt que de figer un plan à 5 ans.

  • Ce qui est fou c'est que mes grandes lignes directrices de pensée, elles, ont pratiquement pas changé depuis l'adolescence : level 99 partout.
  • Par contre les circonstances concrètes, activités, physique, lieux de vie, ça c'est totalement imprévisible.

Le lien avec le vieillissement et la peur du déclin

Je fais le lien entre l'ennui et la question du vieillissement, surtout pour les gens qui ont connu une période de plénitude, physique, accès aux relations, succès, suivie d'un déclin perçu comme brutal.

Quand tu es au summum, quand tu es vraiment jeune, tu as accès à tout, et qu'ensuite ça va être le début d'un downfall, là c'est que... ça va être brutal.

À l'inverse, pour des gens « invisibles » de longue date, le vieillissement ça change pas grand-chose selon moi.

Le contre-exemple : ceux qui se satisfont d'une vie stable et répétitive

J'ai des anciens potes restés dans leur village natal, avec un boulot routinier et une vie de famille classique, et je dois reconnaître qu'ils ont l'air heureux comme ça.

  • Le bonheur dans la routine, ça dépend des personnes, quoi, à fond, là-dessus.
  • Perso j'arrive pas à comprendre ce mode de vie, j'ai une frustration sur les choses que je connais pas, j'ai besoin de découvrir et d'explorer.
  • Mais bon, faut relativiser : certaines de ces personnes stables ont peut-être des désirs enfouis qu'elles expriment jamais, alors que d'autres se satisfont sincèrement de peu.

Ce que j'en tire comme conseils

  • Se contente pas d'un objectif financier ou matériel isolé : un projet, une direction, une activité valorisante, ça reste nécessaire pour éviter l'ennui.
  • Combine le plaisir immédiat et l'activité productive plutôt que de choisir entre les deux extrêmes, travail subi ou oisiveté totale.
  • Documente régulièrement tes pensées et projections, vidéos, écrits, pour mesurer avec le recul l'évolution réelle de ta vie.
  • Fais des bilans à intervalles courts, trimestriels, plutôt que de te fier à des plans figés sur plusieurs années.
  • Accepte que la lassitude touche tous les domaines, même les plaisirs les plus recherchés, et construis du sens au-delà de la simple accumulation d'expériences.

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