vie nomade sans domicile fixe
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Synthèse
Vie nomade et sans domicile fixe
Le rapport à un lieu de vie et à la "base"
J'ai longtemps vécu sans point d'ancrage réel. Ma base c'était les valises quoi. J'ai quand même régulièrement envisagé de fixer une base quelque part, notamment à Bali, où j'ai vécu deux ans (de 2019 à début 2024, avec une interruption). Mais pour moi l'important c'est de garder une capacité de mouvement permanente :
« Toujours prêt à partir, entre guillemets, à partir. »
Ma méthode, c'est d'avoir deux valises, trois valises, où tu peux foutre toute ta vie dedans. Comme ça tu peux partir presque du jour au lendemain si la situation l'exige.
Un mode de vie pensé pour l'instabilité du monde
Je vois le monde devenir de plus en plus instable géopolitiquement (guerre en Ukraine, tensions en Pologne), et ce mode de vie c'est ma réponse à ça. Pour moi la flexibilité est une valeur centrale :
- Je privilégie des actifs délocalisables : bourse, private equity, business en ligne, accessibles où que je sois sur la planète.
- J'évite au maximum l'immobilier, qui t'ancre géographiquement et complique un départ rapide, même si je reconnais que certains de mes amis en Indonésie en font sans problème majeur.
- Je remarque que les pays "avantageux" changent avec le temps — je pense à la Turquie devenue attractive fiscalement, si je compare avec le Portugal ou la Thaïlande, dont l'attrait se dégrade selon mes retours.
Un ancrage affectif dans certains pays plutôt qu'en France
Je me sens davantage chez moi à l'étranger que dans mon pays d'origine :
« Je me sens bien plus chez moi en Corée du Sud, à Bali, à Shanghai, à Tokyo, qu'à Paris ou en France, ou même dans ma ville. »
Cette dissonance ne me pose pas de problème personnel, c'est juste un constat de préférence de vie.
Un réseau international comme atout du nomadisme
Je valorise énormément le fait d'avoir des contacts, des indics, dans plein de pays (Bali, Bangkok, Singapour, Dubaï, Hongrie, Estonie, Miami, Amérique latine). Ça me permet de rester informé en temps réel de ce qui se passe dans chaque destination avant même d'y retourner. Par contre j'ai des trous géographiques, notamment en Europe et en Afrique du Sud, où mon réseau est plus faible.
La philosophie du voyage : "finir la carte" avant de se poser
Je défends l'idée qu'il faut, idéalement entre 15 et 25 ans, chercher à visiter un maximum de pays avant de choisir où se poser :
« La meilleure chose à faire c'est de finir la map, aller à peu près dans tous les pays possibles, pour ensuite te dire : alors où c'est que je vais là ? »
Pour moi, le voyage extensif transforme ta vision du monde et invalide les jugements de ceux qui n'ont pas ou peu voyagé : tout leur raisonnement est faux, parce que basé uniquement sur leur environnement local, sans point de comparaison.
Regard sur les personnes sédentaires et heureuses
Je nuance quand même ma propre philosophie : je connais des gens qui n'ont jamais quitté leur village natal, qui mènent une vie routinière (travail, couple, enfants), et qui semblent réellement heureux. Le bonheur ne dépend pas uniquement du voyage :
« Je pense que c'est juste, ça dépend des personnes. »
J'admets quand même ressentir personnellement une forme de frustration face à l'inconnu et à l'ignorance des lieux que je n'ai pas visités. C'est presque un besoin compulsif chez moi de découvrir le monde.
Vigilance sanitaire en tant que nomade
Je fais attention aux limites des infrastructures médicales locales dans certaines destinations nomades comme Bali. En cas de problème de santé sérieux, je conseille de privilégier des hubs mieux équipés :
- Singapour
- Thaïlande
- Séoul
J'ai un ami qui a dû être évacué en urgence en jet privé vers Singapour après des excès ayant affecté sa santé. Ça illustre bien pourquoi c'est important d'y penser.
Organisation pratique du quotidien nomade (exemple de Bali)
Il y a plein d'aspects logistiques qui rendent la vie nomade confortable dans certains pays :
- Je fais appel à des services locaux à bas coût : femme de ménage, cuisinier à domicile.
- Je loue des setups de travail complets (écran, bureau, chaise ergonomique) à la semaine ou au mois.
- J'utilise des plateformes locales de livraison/e-commerce (Tokopedia, Lazada, Taobao), même si la logistique reste parfois contraignante — le nombre de colis à la con que j'ai dû aller chercher.
- Il y a un large choix de budget possible : d'une villa à 15 000 euros par mois jusqu'à une guest house à 200 euros par mois, tout en bénéficiant des mêmes services de base.
Un mode de vie à durée de vie limitée pour certains profils
J'ai vu des nomades vivre dans une routine à très faible dépense — rester des heures dans un café pour une simple bouteille d'eau, utiliser l'électricité et le wifi gratuitement. Ce comportement finit par générer un rejet de la part des commerçants locaux : il est temps pour toi de partir. Pour moi c'est un déséquilibre plutôt qu'un mode de vie nomade sain.
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