visa étudiant en chine
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Synthèse
Le visa étudiant, ma solution de base pour l'instant
Pour moi, le visa étudiant c'est clairement la solution la plus simple pour l'instant. Ça me donne environ un an, potentiellement deux ans de présence en Chine, et franchement il faut être honnête : en Chine, c'est très compliqué le visa. Même si je crée une entreprise sur place, je ne suis pas certain d'obtenir un visa qui me permette de rester, parce que les autorités recherchent des profils un peu spécifiques.
Mon plan, c'est d'utiliser ce visa étudiant pour apprendre le mandarin pendant un an ou deux, et seulement après ça, d'envisager la création d'une entreprise en Chine une fois que j'aurai la langue. Je ne veux pas me précipiter là-dessus.
Mon apprentissage du mandarin
Apprendre la langue, c'est central pour moi si je veux m'intégrer, même si ça demande du temps :
- Je compte y consacrer environ 10 à 15 heures par semaine, soit 2-3 heures chaque matin
- Ça m'oblige à me lever tôt, vers 8h/8h30
- Mais franchement, ça me régule, c'est l'avantage
- Ça m'évite de perdre du temps dans des activités inutiles, et en plus j'acquiers la deuxième langue la plus parlée du monde
Mes questions fiscales et l'arbitrage entrepreneurial
Je ne compte pas transférer mon activité mondiale, ma LLC au Delaware, vers une société chinoise. La raison est simple : en Chine, les impôts, les gars, ce n'est pas Dubaï.
On parle d'une imposition autour de 40-45% pour une société chinoise, contre 0% pour moi avec ma LLC sur mes revenus mondiaux. Du coup, une entreprise en Chine, je ne l'envisagerais que comme un projet local, financé par le marché chinois lui-même, pas du tout comme un véhicule pour mes revenus globaux.
Je me dis parfois que si j'avais un chiffre d'affaires mondial très élevé, je serais accueilli comme un roi en Chine ou au Japon, mais je reconnais que ça ne compenserait pas la charge fiscale.
Les risques si je crée une entreprise pour obtenir un visa
Je suis bien conscient qu'utiliser une entreprise comme levier pour un permis de travail, ça comporte des incertitudes :
- Le visa peut être refusé même après avoir créé une société
- Les autorités chinoises privilégient des profils très qualifiés, elles n'ont plus vraiment besoin de main-d'œuvre étrangère générale
- Un chiffre d'affaires jugé insuffisant pourrait entraîner un rejet - je résume ça en disant : tu fais seulement 5, 10 millions de chiffre d'affaires par an ? Mais t'es de la merde
Mon intention, ce ne serait surtout pas de monter une fausse entreprise pour un visa, mais un vrai projet de développement sur le marché chinois. Je sais que ça représenterait une charge de travail supplémentaire par rapport à ce que je fais déjà ailleurs.
Le mariage, une option annexe
Le mariage avec une personne chinoise, c'est une option qui pourrait faciliter les choses, sans être un objectif premier pour moi :
- Ce n'est pas dans mon plan de base
- Mais ça arrange quand même pas mal les choses pour les questions de visa, même sans résidence permanente
- Je considère que ça pèse de ouf dans la balance administrativement
Ma comparaison avec d'autres pays d'Asie
Je compare souvent la Chine à d'autres destinations :
- La Corée du Sud et le Japon me semblent encore plus difficiles pour s'installer durablement : la Chine me fait beaucoup moins peur que le Japon, la Corée du Sud
- Contrairement à la Thaïlande ou aux Philippines, où tu peux rester sans revenus tant que tu peux payer, la Chine exige des profils qualifiés
- J'ai une contrainte de temps liée à l'utilisation de PVT (Corée du Sud, Japon, Taïwan) avant mes 31 ans, que je place en priorité par rapport à d'autres projets
J'ai aussi une expérience passée frustrante en Chine, avec des séjours de deux semaines à un mois, répétés cinq fois, qui ne suffisaient jamais : même un mois pour moi c'est pas assez.
Mon rapport à l'intégration et à l'identité en Chine
J'ai une réflexion assez claire sur les limites de l'intégration en tant qu'étranger, même en maîtrisant la langue : je ne serai jamais chinois. On sera toujours vu... "foreigner".
Je fais souvent la comparaison avec la perception des personnes d'origine étrangère en France - prenons Mbappé, qui est reconnu socialement comme français. Ce mécanisme d'acceptation ne fonctionne pas de la même façon en Asie. Même des personnes aux origines asiatiques partielles peuvent être perçues comme étrangères en Chine dès le moindre signe distinctif.
Ça ne me dérange pas outre mesure, honnêtement on s'en fout, on s'en fout. Mais je sais qu'apprendre la langue et les codes locaux va absolument tout changer dans le quotidien. Je n'ai pas de désir profond de devenir chinois, je suis à l'aise avec mon identité française, et je pense qu'être blanc français a encore une valeur perçue positivement à l'international, même si l'image de la France est un peu écornée ces derniers temps.
Mes contraintes techniques : VPN et connexion internet
Il y a des enjeux pratiques indispensables à la vie quotidienne en Chine :
- Il faut bien distinguer le proxy, lié au navigateur, du VPN - les deux doivent être utilisés en complément
- Il faut faire correspondre l'adresse utilisée pour les VPN/proxy avec l'adresse d'expédition des colis, par exemple pour des usages type Etsy ou eBay, eBay étant plus souple sur ce point
- Astrill VPN, c'est ma référence : c'est le bouclier pour tous les expats qui vont en Chine, vraiment le truc Gucci, même si ça coûte environ 40 euros par mois et que l'interface est un peu datée
- LetsVPN, c'est une alternative que je connais, mais qui ne fonctionnerait plus depuis juillet
Il y a aussi un problème récurrent de débit internet en Chine, notamment en hôtel ou appartement temporaire, avec des vitesses parfois insuffisantes pour lire une vidéo YouTube (20-30 mégabits). Si je m'installe de façon plus stable, j'envisage d'acheter un amplificateur wifi personnel.