Vincent Charles GPT

expatriation à bali

6 vocaux · synthèse

Synthèse

Mon expérience de l'expatriation à Bali

Mon parcours sur l'île

Je suis arrivé une première fois à Bali en 2019, puis j'y ai vécu de façon plus continue de 2021 jusqu'à fin 2023/début 2024, donc environ deux ans sur place au total. Là, ça fait deux ans et demi que je n'y suis pas retourné, et pendant ce temps j'ai quand même parcouru une vingtaine de pays supplémentaires. J'envisage un retour, mais sans urgence particulière. En fait c'est surtout l'envie de revoir des potes qui me pousse, plus que celle de redécouvrir l'endroit lui-même :

« la seule raison c'était pour aller voir certains potes que je n'ai pas revus depuis deux ans, deux ans et demi »

Je garde un vaste réseau de contacts qui vivent encore là-bas, notamment un ami dans le SEO qui voyage beaucoup pour des conférences, ce qui me permet de rester informé de l'évolution de l'île même à distance.

La vie nocturne et les lieux emblématiques

La rue de Berawa, c'est un peu la rue des Champs-Élysées de Bali. Elle s'est encore plus développée qu'avant, avec des lieux mondialement connus comme le Finns et l'Atlas Club (des beach clubs), et le Savaya du côté d'Uluwatu. Il y a aussi des boîtes comme The Vault, en sous-sol, et là je vous préviens : ne sous-estimez jamais le niveau sonore.

« je pense que vous finirez sourds à la fin de la soirée dans ce genre de soirée »

Je conseille systématiquement des bouchons d'oreilles, même à ceux qui n'en portent jamais d'habitude.

Du côté de Seminyak, il y a des adresses toujours actives comme Chichi, Red Ruby, La Favela. Et Bali cache des lieux auxquels on n'accède que par le bouche-à-oreille ou des contacts précis :

« si tu n'as pas les contacts, tu ne peux pas rentrer, en fait tu ne peux même pas trouver, il faut connaître »

J'ai remarqué aussi une vraie répétition des ambiances selon les lieux : les mêmes établissements attirent systématiquement le même type de clientèle. Par exemple l'Atlas c'est majoritairement des Indiens, le Finns plutôt des Coréens et des Australiens, et ça reste vrai même à plusieurs semaines ou mois d'intervalle.

La vie nocturne, un piège potentiel

Je mets vraiment en garde contre l'enchaînement de soirées extrêmes : Chichi, puis Red Ruby, puis une boîte techno ouverte quasiment sans interruption. J'ai un exemple d'un ami qui a frôlé la mort après des excès répétés, il a fallu le rapatrier en urgence à Singapour :

« si tu veux tu fous en l'air ta vie, mais c'est un truc de fou vraiment »

Pour les problèmes de santé sérieux, je recommande de privilégier Singapour, la Thaïlande ou la Corée du Sud plutôt que les infrastructures médicales locales à Bali.

Les rencontres et la vie sentimentale

En retournant sur les applications de rencontre, j'ai constaté une présence toujours très forte d'Indonésiennes, et finalement assez peu de Russes ou d'autres étrangères comparé à l'image qu'on s'en fait. Il faut se rappeler l'ampleur démographique locale : Bali, c'est plus de 4,5 millions d'habitants, donc ça relativise beaucoup la visibilité des expatriés occidentaux.

Ce que je valorise vraiment, c'est la diversité et le renouvellement des profils qu'on rencontre là-bas :

« il y a peu d'endroits qui sont aussi diversifiés, avec autant de turnover »

J'ai côtoyé des profils très variés, y compris des jeunes femmes issues de familles très aisées qui avaient des pratiques BDSM assez poussées, ce qui contraste pas mal avec l'image qu'on se fait souvent d'une pratique uniquement liée à des traumatismes.

Le coût de la vie et les services du quotidien

La dépréciation de la roupie indonésienne rend les services locaux — femme de ménage, cuisinier, massages — encore plus abordables qu'avant. J'avais un cuisinier qui venait tous les trois jours et une femme de ménage plusieurs fois par semaine, avec quelques anecdotes cocasses sur des intrusions dans mon intimité pendant mon sommeil, parce que les portes étaient laissées ouvertes.

Il y a les plateformes locales de e-commerce comme Tokopedia, Lazada, et on peut aussi commander via Taobao. Par contre la logistique des livraisons, c'est franchement pénible :

« le nombre de colis à la con que j'ai dû aller chercher à Denpasar »

Il existe maintenant de nouveaux services de location de setups de travail — bureau, écran, chaise ergonomique — livrés directement à domicile. Ça montre bien l'essor du numérique et du confort pour les gens qui bossent à distance là-bas.

Digital nomadisme et opportunités business

Bali, c'est un terrain particulièrement propice au travail à distance, avec de plus en plus de coworkings. Moi j'ai fait de la sous-location Airbnb : je louais une villa ou un appartement sur le long terme, puis je la sous-louais quand j'étais absent, ce qui me générait une marge ou compensait plusieurs mois de loyer :

« j'aurai vécu six mois sans payer un euro de loyer »

Il y a aussi le marché immobilier local, qui est porteur mais vraiment risqué si on ne connaît pas bien le terrain :

« 100% des gars qui investissent se font arnaquer d'une puissance de 50 000 »

Je recommande de ne jamais investir dans l'immobilier là-bas sans une connaissance approfondie du marché local. Les promoteurs font des marges énormes sur des villas construites à bas coût puis revendues très cher.

Circulation, urbanisation et transformation du paysage

J'ai constaté une densification continue de zones qui étaient autrefois entourées de rizières, comme le quartier du Shortcut, devenu un centre commercial, ou le quartier de Kerobokan, en plein essor, un peu le nouveau Canggu. Et la circulation devient toujours plus difficile :

« je comprends pas comment ça pourrait être pire […] et ben en fait si, ça peut encore être pire »

Cela dit, je relativise la beauté des plages balinaises : je les trouve inférieures à celles de Thaïlande, des Philippines ou du Vietnam. Par contre, certains paysages intérieurs, comme les rizières autour d'Ubud, sont vraiment magnifiques.

Comparaison avec d'autres destinations

Dans mon top personnel des destinations où vivre sur le long terme, Bali se compare favorablement à des villes comme Tokyo, notamment pour la vie nocturne accessible même en semaine :

« un mardi à Bali, tu vas voir direct la différence » (comparé à Tokyo où « il se passe rien » certains soirs)

Ce qui me manque un peu par contre, c'est l'ambiance tropicale au quotidien — la chaleur, la plage, le sable. Perso je préfère les ambiances urbaines et hivernales de grandes métropoles asiatiques comme Séoul ou Tokyo, que je trouve plus stimulantes, mais ça reste une question de goûts.

Une période Covid particulière

Je repense avec nostalgie à mon arrivée à Bali en 2021, en pleine pandémie, avec un faux passeport vaccinal. C'était une période marquée par une concurrence masculine réduite, donc un accès facilité aux rencontres :

« c'était un temps où c'est qu'en gros, on savait qu'on n'allait jamais le revivre »

Mon bilan général

Je ne regrette absolument pas ces années passées sur l'île, ça a été une véritable apogée personnelle pour moi :

« j'ai vraiment... c'était incroyable, j'ai profité de la vie, mais là avec un grand P »

Bali reste pour moi une destination mondialement attractive, avec un statut international qui perdure malgré les critiques locales sur le trafic ou la bétonisation. Ça garde une place de choix parmi les destinations d'expatriation que je recommande d'explorer, mais je conseille aussi de ne pas s'y enfermer et de continuer à découvrir d'autres pays d'Asie et du monde pour élargir sa perspective.

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