monétisation instagram
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Synthèse
Comment j'ai monétisé Instagram
La stratégie fondatrice : bâtir une communauté avant de vendre
Ma méthode de départ, c'était d'accumuler des abonnés avant même de savoir précisément ce que j'allais en faire. J'ai commencé en mode "abonne-toi, je m'abonne" pour gonfler rapidement mes chiffres, avec un ratio de départ de 3000 abonnements pour seulement 500 abonnés. Mon objectif, c'était de monopoliser l'attention, parce qu'un compte avec peu d'abonnés, ça sert à rien pour lancer un business.
J'ai fait grimper un compte jusqu'à 25-30 000 abonnés en jouant l'influenceur — photos, giveaways, contenu régulier — avant de rediriger tout ce trafic vers mes différents projets de marques.
Le rôle central des influenceurs et de l'organique
Ma croissance, je l'ai faite full communauté organique et influenceurs, avec quasiment aucune publicité au départ. J'ai payé mon premier influenceur 70 euros par PayPal, un contact de Copenhague qui appartenait à un groupe d'influenceurs nordiques émergents avec un engagement de fou malgré des communautés modestes — genre 30-50 000 abonnés qui généraient des milliers de likes.
Il y a un exemple qui m'a marqué : un partenariat avec un influenceur suivi à l'époque par deux-trois millions de personnes (aujourd'hui c'est un acteur connu), qui m'a permis de faire quasiment mes premiers dix mille euros en un jour, juste avec une story avec un lien et une offre spéciale.
Ce réseau d'influenceurs et de collaborateurs de l'époque, c'est devenu, pour certains, des entrepreneurs à succès eux-mêmes. Ça a créé un vrai écosystème.
Évolution vers la publicité payante
Il faut que je sois honnête : à l'époque, j'arrivais pas à être rentable en ROAS, même en testant avec des agences spécialisées. Je restais cantonné à du retargeting. Aujourd'hui, la publicité sur Meta et Instagram est encore bien plus performante qu'avant, même si c'est plus coûteux. J'ai basculé une grosse partie de mon activité vers les ads, tout en gardant les influenceurs en parallèle.
"Avant je n'arrivais pas à être rentable en ads [...] alors que maintenant j'ai une grosse partie en ads sur toutes les plateformes, pour que je sois très rentable."
Le marché des comptes Instagram à thématique (achat-revente)
J'ai aussi eu une activité parallèle : racheter des comptes Instagram à forte audience dans la niche motivation / richesse / mindset millionnaire, jusqu'à posséder environ 70% du marché français avec un associé. Je monétisais via la vente de formations et de PDF sur ClickFunnels, avec des marges proches de 100%, et j'atteignais près de 100 000 euros de chiffre d'affaires mensuel en marge quasi nette.
Le système, c'était d'acheter des comptes qui appartenaient à de jeunes créateurs sans compte bancaire, à qui j'achetais du matériel — PS5, setup informatique — en échange du compte. Je le revendais ensuite bien plus cher : je leur vendais entre 6 000 et 7 000 euros, et j'ai déjà fait une transaction record autour de 70 000 euros quasiment pour cinq comptes.
J'avais aussi une technique de "recyclage" : je prenais des comptes humoristiques ou méme pas chers — 100 à 500 euros pour 50 000 à 300 000 abonnés — et je les rebrandais intégralement en comptes business/motivation. Ça marchait parce que leur audience, 18-35 ans, était naturellement compatible avec cette thématique.
"La magie a opéré."
Le déclin de ce marché et la nécessité de s'adapter
Avec le temps, ce type de compte a perdu en rentabilité, la vente de formations en one-page est devenue plus difficile. Et puis j'ai pris des vagues de bannissements massifs — 15 comptes bannis, dont plusieurs qui dépassaient les 100-200 000 abonnés. Ça m'a forcé à revendre en urgence ce qu'il me restait.
"Ça pue trop la merde maintenant, tout se fait ban un par un pour rien du tout."
Du coup j'ai dû reconstruire plusieurs comptes de zéro depuis quelques mois, et honnêtement les résultats sont plutôt positifs : un compte personnel remonté à 3-4000 abonnés en deux mois via une stratégie de follow ciblé dans certaines niches, avec un engagement correct — vues stories, likes.
Le pouvoir durable de la communauté face à la publicité seule
Ma conviction, c'est que la communauté organique, c'est un actif difficilement copiable, contrairement à une simple stratégie publicitaire. Je le vois avec des créateurs qui ont construit leur notoriété via une tierce personne, puis qui ont su la faire fructifier de façon autonome et durable — pendant que d'autres, leur influence a juste décliné.
"C'est eux qui gagnent à la fin, sur le long terme, qui gagnent à la fin surtout."
Si quelqu'un cherche à répliquer mon succès juste via la publicité, sans construire de communauté, il va avoir beaucoup plus de mal à être rentable :
"Pour avoir une communauté, c'est pas facile [...] ce sont des trucs qui sont incopiables."
Constat sur les dynamiques d'audience et de visibilité
Plus globalement, depuis une dizaine d'années, je remarque que certaines tendances ou certains profils captent disproportionnellement l'attention et les opportunités de monétisation — DM, visibilité. Faut savoir s'adapter à ces générations et à leurs codes pour en tirer parti, plutôt que de rester invisible.
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