Vincent Charles GPT

optimisation fiscale internationale

3 vocaux · synthèse

Synthèse

Ce que je pense de l'optimisation fiscale internationale

Un monde de plus en plus instable et traqué

Je remarque que la Thaïlande commence à puer pas mal sur le plan du long terme pour les expatriés. J'attends encore des retours de mes amis basés entre la Thaïlande et Bali pour confirmer cette tendance, mais je le sens venir. J'estime que ce durcissement va se généraliser de pied en pied partout dans le monde. Regardez les nouvelles obligations de vérification d'âge sur les réseaux sociaux, avec le scan de cartes d'identité pour les moins de 15 ans : pour moi ça marque clairement la fin de l'anonymat.

Je fais souvent le parallèle avec la Chine, qu'on a critiquée pendant des années pour ses systèmes de surveillance, reconnaissance faciale, empreintes, tout ça. Sauf que maintenant le monde entier fait pareil.

Ma philosophie du "toujours prêt à partir"

Je suis expatrié depuis plus de cinq ans officiellement, et dans les faits depuis 2019. J'ai développé ma propre doctrine : même quand je suis posé quelque part, je dois toujours être prêt à partir presque du jour au lendemain. Ma formule, c'est : possède deux valises, trois valises, où tu peux foutre toute ta vie dedans.

Concrètement, ça se traduit dans ma stratégie d'allocation d'actifs :

  • Beaucoup d'actifs en bourse et en private equity
  • Des business online, accessibles depuis n'importe où sur la planète
  • Peu ou pas d'immobilier, je dis pas "pas du tout", mais c'est un actif qui t'ancre et qui complique la mobilité

Je nuance quand même : ceux qui pèsent tellement lourd financièrement peuvent échapper à ces contraintes. Mais dans mon entourage, je pense que quasiment personne n'a de meilleure solution que la mienne. Après, je reconnais que certains de mes amis à Bali font full immobilier avec succès, à distance, et que ce n'est pas un problème de fou pour eux en cas de retournement de situation.

La versatilité des paradis fiscaux

Un truc que je répète souvent : les statuts fiscaux avantageux sont par nature instables et changeants. Regardez la Turquie, devenue un vrai Dubaï avec zéro taxe. Je prédis que dans 5 ans, la Turquie ce sera redevenu de la merde, comme le Portugal et d'autres pays qui ont connu la même évolution. Ma conclusion : le vent tourne, les choses évoluent.

Mon rapport personnel à l'expatriation

Je ne ressens pas de mal du pays. Je me sens bien plus chez moi en Corée du Sud, à Bali, à Shanghai ou à Tokyo qu'à Paris, en France, ou même à Besançon où j'habite quand je suis dans mon pays d'origine. Cette aisance ne m'empêche pas de garder l'esprit de flexibilité, que je considère vraiment comme la meilleure des choses à faire dans un monde instable, y compris en matière d'investissement.

Ne pas se précipiter sur l'administratif

Je mets vraiment en garde contre l'excès de prudence administrative, surtout en France. Franchement, vous êtes complètement cinglés du ciboulot à créer des micro-entreprises ou des sociétés avant même d'avoir un business qui fonctionne. Mon conseil : ne faites rien, envoyez la sauce, c'est bon, vous pouvez faire sans rien faire.

Je parle d'expérience : à 16-17 ans, j'avais déjà généré 15 000 à 20 000 euros sans société créée, en utilisant le compte de ma mère, avant de m'émanciper et de créer ma micro-entreprise.

Mon constat sur les gens obsédés par la fiscalité avant même d'avoir un revenu :

"avant même que t'aies un business qui tourne, on s'en branle de ça, tu verras après"

Je trouve ça absurde de voir des gens s'expatrier dans des paradis fiscaux pour ne gagner que 1000 à 2000 euros par mois : ça ne sert à rien de se faire chier pour ça, franchement. Après je concède qu'avec la France en dégradation continue et l'essor de l'IA, il faut rester vigilant. Mais je le redis : on dispose généralement d'une marge de manœuvre au démarrage d'un business, ce qui permet de créer la structure juridique plus tard sans problème.

Mon calcul économique contre les sociétés françaises

Je fais souvent ce raisonnement chiffré, tiré de mon expérience : même avec un ROI de 10, donc très rentable, et des campagnes publicitaires parfois en échec, la charge fiscale française, TVA, impôts sur les sociétés type SAS ou SARL, faisait qu'il ne me restait quasiment que dalle à la fin.

Ma conclusion est tranchée :

"il faut se barrer, il faut se casser de la France"

J'affirme que la plupart des faillites en France s'expliquent simplement par le fait que les entreprises sont fiscalement anéanties. Je fais une distinction nette entre les grandes entreprises et les PME :

  • Les grands groupes, je pense à Bernard Arnault, s'en sortent cool, entre guillemets
  • Les petites et moyennes entreprises, 2 à 30 salariés, sont selon moi les plus pénalisées : tu es anéanti fiscalement

La récompense de la délocalisation réussie

Je pense que bien gérer son business dans des conditions fiscales difficiles constitue un avantage énorme une fois qu'on se délocalise. La réussite arrive alors à une vitesse assez folle.

Je prends l'exemple d'une connaissance, le fils d'un ami de mon père, expatrié depuis plus de 10-15 ans dans la Silicon Valley, dont la société génère environ 300 millions par an. Il m'a confié que ce succès aurait été totalement impossible en France. Ce qui lui a pris un mois aux États-Unis, il estime que ça lui aurait demandé 50 ans en France.

Vocaux du sujet

3